Temps de trajet du tsunami du 5 décembre 2018.


En raison de sa position géographique, la Nouvelle-Calédonie est exposée aux tsunamis en provenance de toute la ceinture de feu du Pacifique, du Chili au Japon, en passant par le Vanuatu, les îles Fidji et les îles Salomon. Ainsi, le 5 décembre 2018, un séisme d’une magnitude Mw=7.5 localisé au niveau de la partie sud de la zone de subduction du Vanuatu a généré un tsunami qui a touché les îles Loyauté et la côte est de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie, avec des hauteurs de 1 m et plus enregistrées sur les différents marégraphes du territoire. Dans le cadre du projet d’étude de l’aléa tsunami en Nouvelle-Calédonie (TSUCAL), cet événement représente une opportunité pour vérifier la capacité du logiciel de modélisation de tsunamis MOST a reproduire le signal enregistré sur ces marégraphes, aussi ben en terme de temps d’arrivée que d’amplitudes.

Dans un premier temps, il s’agira donc de proposer un ou plusieurs modèles de rupture sismique simple en accord avec les données des observatoires (OSNC, USGS, CGMT) et la géologie/géodynamique locale. Ce ou ces modèles seront ensuite introduits dans le logiciel de modélisation de tsunamis MOST (NOAA) et les résultats des modélisations seront comparés aux enregistrements des marégraphes. En fonction des résultats obtenus avec ce cas particulier et le temps disponible, d’autres événements du catalogue des tsunamis de Nouvelle-Calédonie pourront être testés, tels que les séisme et tsunami du Chili du 22 mai 1960, du Japon du 11 mars 2011 ou du nord du Vanuatu du 6 février 2013.

Pour postuler : http://umr-entropie.ird.nc/index.php/formations/sujets-de-stages#133037